Gary Clarke et Patrick Essiminy discutent de la problématique du retour au travail après la COVID-19 avec la revue Canadian HR Reporter

12 juin 2020

Gary Clarke et Patrick Essiminy, associés du groupe Emploi et travail, se sont récemment entretenus avec la revue Canadian HR Reporter pour discuter des défis auxquels les employeurs pourraient être confrontés après la pandémie.

Le retour au travail après la pandémie pourrait être un « tournant décisif », selon Gary Clarke de notre bureau de Calgary. Après la COVID-19, les employeurs seront aux prises « avec une plus grande sensibilité à la sécurité sur les lieux de travail, en particulier jusqu’à la découverte d’un vaccin». Bien que la plupart pratiqueront la distanciation sociale et feront en sorte que les lieux de travail soient plus propres que jamais, Gary ajoute qu’il pourrait quand même y avoir des situations où les employés ne se sentiront pas en sécurité en retournant au travail, s’ils sont dans une classe compromise et craignent d’attraper le virus. « Les employeurs pourraient se voir présenter des demandes d’adaptation, qui les obligeront à tenir compte des circonstances individuelles lorsqu’ils demanderont à leurs employés de retourner au travail. Ils devront agir avec sensibilité, parce que la question doit aussi être analysée sous l’angle des droits de la personne », a-t-il déclaré.

Pour répondre aux craintes des employés de retourner au travail, « il est important que les employeurs présentent et expliquent les changements qui sont apportés », indique Patrick Essiminy de notre bureau de Montréal. Selon Patrick, « une fois que la situation se sera calmée et qu’ils reviendront au travail de façon plus permanente, les employés seront peut-être plus enclins à appeler un inspecteur de la santé et de la sécurité ». Les employeurs doivent revoir en priorité leurs pratiques en matière de santé et de sécurité, y compris les manuels. Ils doivent instaurer une politique spécifique pour faire face à la pandémie et revoir l’organisation physique du lieu de travail. Après la pandémie, les employeurs devront communiquer de manière proactive toutes ces nouvelles pratiques à leurs employés afin de « les rassurer, d’éviter que les employés aient peur de venir au travail et d’éviter les plaintes auprès des autorités de santé et de sécurité ».

À l’avenir, certains employeurs qui étaient auparavant réticents au travail à distance pourraient également être plus ouverts à la possibilité que les employés continuent à travailler à distance. Certains pourraient même envisager de faire travailler leurs employés à domicile et au bureau en alternance, conclut Gary.

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