Kim Le s’exprime sur l’importance du mentorat dans le magazine Canadian Lawyer

24 janvier 2020
Dans Canadian Lawyer, Kim Le, associée du bureau de Toronto de Stikeman Elliott, raconte le cheminement l’ayant menée à sa nomination comme associée, ainsi que les défis uniques auxquels sont confrontés les jeunes avocats lorsqu’il s’agit de tirer parti du mentorat, d’exprimer leurs objectifs et d’apprendre à demander ce qu’ils veulent.

Dans un article de la rubrique Women in Law, Me Le parle de son propre parcours professionnel et de la priorité que les avocats devraient accorder à l’établissement de relations au sein de leur cabinet. Il lui a fallu un certain temps, selon ses dires, pour prendre conscience des avantages d’être en mesure de demander ce qu’elle veut.

« Si je pouvais donner un conseil à la jeune Kim que j’étais, ce serait de me faire entendre davantage en ce qui concerne le mentorat et le parrainage, de déclarer Me Le. Les gens – en particulier les femmes – ne demandent rien parce qu’ils ont peur de paraître exigeants ou déplacés, ou parce qu’ils craignent de dépasser les limites. »

Le mentorat aide les gens à trouver leur propre voix. J’en suis une grande défenseure, car j’ai pu en constater moi-même toute la puissance. » Elle insiste sur l’importance du mentorat et du parrainage, ainsi que sur la nécessité d’amener les gens à croire en eux et en leur potentiel.

« Devenir partenaire est le fruit de beaucoup d’efforts. En plus d’être un bon avocat, vous devez connaître le droit, être attentif sur le plan professionnel et offrir un excellent service aux clients. Passer à un niveau supérieur, ce n’est pas quelque chose que l’on peut réaliser seul. »

Me Le pense que les jeunes avocats gagnent à s’entourer de gens qui sont de leur côté pour défendre leurs intérêts. Ayant elle-même agi comme mentore, à la fois officiellement et officieusement, elle dit avoir toujours voulu contribuer à ouvrir la voie aux autres.

Elle conseille aux autres mentors de faire preuve d’un enthousiasme contagieux afin de susciter un engouement pour leur rôle. Après tout, ce qui fait la force d’une équipe de dirigeants diversifiée, c’est notamment d’être représentative de la clientèle du cabinet, ainsi que des personnes qui travaillent avec vous et apprennent de vous.

« Par exemple, dans mon cheminement au cabinet, je n’ai pas eu de collègue asiatique vers qui me tourner, de dire Me Le. Je n’avais pas réalisé que cela me manquait avant que quelqu’un me le fasse remarquer. »

Interrogée à propos des qualités qu’elle recherche chez les avocats qu’elle guide, Me Le répond que pour elle, les signes d’un avenir prometteur sont l’intérêt, la curiosité et l’enthousiasme pour le travail.

Elle a récemment été nommée associée au bureau de Toronto de Stikeman Elliott, où elle fait partie des groupes Fusions et acquisitions et Capital-investissement. Kim Le et Mario Nigro animeront une présentation portant sur l’exploitation des possibilités de mentorat pour faire évoluer sa carrière, dans le cadre du prochain Women in Law Summit organisé par Canadian Lawyer le 12 février à Toronto.