Bilan de l’année 2015 – Grandes lignes des fusions et acquisitions dans le secteur pétrolier et gazier

13 mai 2015

Notre bureau de Calgary vient de passer en revue les fusions et acquisitions réalisées dans le secteur pétrolier et gazier du 1er janvier au 31 décembre 2014 pour en dégager les grandes lignes. L’étude présente la liste des fusions et acquisitions réalisées tout au long de l’année, les grandes tendances dans les conditions des opérations, un résumé des caractéristiques importantes de chaque opération, une analyse des échéanciers ainsi qu’une analyse numérique des principales conditions des opérations. Voici les principaux points qui ressortent de notre examen.

 

L’année a commencé en force avec une reprise des activités confirmée par presque autant d’opérations annoncées au premier semestre de 2014 que pendant toute l’année 2013. La fête a cependant été de courte durée, la conjoncture défavorable du marché entraînant l’abandon de plusieurs opérations plus tard dans l’année. L’annonce d’une des plus importantes opérations du secteur canadien de l’énergie a représenté à la fois un point fort de cette période et un symptôme de la conjoncture du marché, le prix étant jugé nettement favorable à l’acheteur. Les acheteurs financiers ont été pratiquement absents en 2014, ce qui a permis aux acheteurs stratégiques nationaux et internationaux de dominer le secteur.

 

Parmi les grandes lignes que nous avons dégagées, notons les suivantes :

  • 30 opérations ont été annoncées en 2014 (18 au premier semestre et 12 au deuxième semestre), comparativement à 20 en 2013.
  • La valeur des opérations a considérablement augmenté, les opérations de plus de 100 millions de dollars ayant plus que doublé par rapport à 2013.
  • Les opérations visant les entreprises de services ont perdu de la vitesse : une seule a été réalisée en 2014, et il s’agissait de l’acquisition d’une partie liée.
  • Les acheteurs financiers n’ont réalisé qu’une seule opération.
  • Le nombre d’opérations internationales (visant des cibles dont les actifs sont situés principalement à l’extérieur du Canada) a augmenté presque d’un facteur de quatre à 12, comparativement aux trois opérations internationales réalisées en 2013.
  • Il y a eu un peu de surenchère en début d’année, mais elle s’est estompée au deuxième semestre.
  • Six opérations ont été structurées sous forme de fusions. En 2013, la totalité des opérations ont été réalisées au moyen de plans d’arrangement. Nous sommes d’avis que cette tendance sera de courte durée, compte tenu de la pratique judiciaire récente qui accorde largement accès aux arrangements.
  • En général, les processus de vente n’étaient pas frénétiques et ont comporté le lot habituel d’opérations se déroulant rapidement et d’autres s’étirant sur plus d’une année.
  • L’activisme actionnarial et la pression des créanciers semblent avoir joué un rôle dans quelques opérations.
  • L’argent comptant n’était pas roi : les opérations assorties d’une contrepartie au comptant (ou au comptant et en actions) sont passées de 68 % en 2013 à seulement 40 % en 2014.
  • La durée de réalisation des opérations a connu une faible augmentation, 24 % des opérations s’échelonnant sur plus de 70 jours, contre 18 % en 2013, mais cette augmentation est probablement due au fait que plus d’opérations visaient des actifs situés à l’extérieur du Canada.
  • Les indemnités inversées de résiliation ont été moins fréquentes : elles ont été utilisées dans 58 % des opérations en 2014, contre 79 % en 2013.

Veuillez cliquer ici pour consulter l’étude complète.

MISE EN GARDE : Cette publication a pour but de donner des renseignements généraux sur des questions et des nouveautés d’ordre juridique à la date indiquée. Les renseignements en cause ne sont pas des avis juridiques et ne doivent pas être traités ni invoqués comme tels. Veuillez lire notre mise en garde dans son intégralité au www.stikeman.com/avis-juridique.

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